UN AUTEUR QUI NE MANQUE PAS DE SUSPENS
La médiathèque accueillait ce mardi 3 novembre l’auteur Jean-Claude Billiet pour une rencontre littéraire consacrée à son univers policier. Madame Marie-José POMMIER, adjointe à la Culture, était également présente pour prendre part à ce moment d’échange et découvrir le parcours de l’auteur étaplois. Devant le public, il a présenté trois romans aux intrigues et aux décors bien différents : « Meurtre au Père-Lachaise », « Peur sur l’Aqualand » et « Meurtre en Estives ». L’occasion de revenir sur les origines de ses histoires et de dévoiler quelques secrets de fabrication.
Parmi les ouvrages évoqués, « Meurtre au Père-Lachaise » occupe une place particulière puisqu’il a été écrit à quatre mains avec Pierre Vinard. Une méthode de travail qui repose sur un véritable échange entre les deux auteurs : l’un propose un premier chapitre, soumis ensuite à la lecture et aux critiques de l’autre. À partir de cette base commune, chacun prend ensuite le relais pour écrire le chapitre suivant, faisant ainsi évoluer l’intrigue au fil de leur collaboration. Pour nourrir ce roman mêlant enquête policière et spiritisme, les auteurs ont notamment effectué des recherches sur Allan Kardec et sont même allés jusqu’à participer à une séance de spiritisme.
Avec « Peur sur l’Aqualand », Jean-Claude Billiet s’est inspiré d’un lieu bien connu du territoire. En observant la dégradation progressive de l’ancien parc aquatique du Touquet, il y a vu un décor idéal pour imaginer un polar. Son intrigue mêle ainsi fiction, projet immobilier controversé et références à l’histoire locale. Enfin, avec « Meurtre en Estives », l’auteur transporte ses lecteurs dans les Pyrénées et aborde un sujet plus délicat, celui de la religion catholique, à travers l’arrivée d’un curé aux positions intégristes.
Au-delà des intrigues, Jean-Claude Billiet a également partagé sa manière de travailler. Les idées et les scénarios mûrissent longuement dans sa tête avant de passer à l’écriture. Une fois lancé, il peut rédiger un chapitre entier en une nuit, soit environ cinq à dix pages. Il lui faut généralement un mois à un mois et demi pour écrire un roman, auxquels s’ajoutent environ deux mois de relecture et de corrections. Au total, chaque ouvrage représente trois à quatre mois de travail, sans compter les recherches préparatoires.
Cette rencontre conviviale a permis au public de découvrir les différentes facettes de son univers littéraire, mais aussi tout le travail de réflexion, de recherche et de relecture qui se cache derrière la création d’un roman policier.





































